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Interview: Master of Ring

Il n’y a pas une seule sortie, ou je ne me suis pas intéressée à une personne. Ce n’était pas la première fois que je le rencontrais, mais je n’avais jamais osé lui parler. Il avait déjà pris des photos de moi, mais nous n’avions jamais échangé plus qu’un sourire. Pourtant il a fait parti de mes premiers contacts sur facebook. j’ai beaucoup de contact mais ne maîtrisant pas trop cet interface internet, j’avoue ne pas m’en servir beaucoup. Par timidité je n’ose pas aborder les gens. Et oui cela m’arrive d’être timide. Pourtant cette fois ci j’ai osé l’aborder et je l’ai même interviewé.

tanyaML : Comment avez vous découvert le BDSM ?

Master of Ring : On peut dire que c’est le BDSM qui m’a découvert…

Je m’explique : J’ai commencé à pratiquer des jeux SM il y a une trentaine d’annés, à cet époque le terme BDSM n’existait même pas.

tanyaML : Comment cela a t’il commencé ?

Master of Ring : Ce n’était pas tellement des paroles mais plutôt des actes. J’ai commencé à faire joujou avec ma première amie. J’ai continué avec ma femme a qui j’ai percé les seins il y a 25 ans environ. A l’époque le mot « piercing » était totalement inconnu en France. Tout ce passait dans l’intimité de la chambre à coucher, ce n’est que presque vingt ans plus tard, que j’ai commencé à pratiquer dans un club SM parisien : « Cris et Chuchotements ».

 tanyaML : Comment avez Vous connu le club « Cris et Chuchotements » ?

Master of Ring : J’étais avec une personne attiré par le BDSM. N/nous avons commencé à pratiquer dès que je l’ai connu, c’est venu naturellement. J’avais inconsciemment du le lire sur son visage. C’était en elle, caché au fond mais bien présent. Une envie insatisfaite depuis des années. Ses partenaires précédents l’avaient un peu prise pour une folle quand elle avait demandé cela. Il faut comprendre que dans la tête de la plupart des personnes SM = se faire mal = maladie mentale. En réalité ce n’est rien de tout ça. Il s’agit simplement de laisser libre cours à ses envies, une sorte de lâcher prise qui est finalement très bénéfique à l’équilibre mental.

Puis elle a eu envie de faire cela en public, car elle a un petit côté « exhib ». Elle a recherché sur internet et elle a trouvé un club SM sur Paris : Cris et Chuchotements. N/nous avons décidé d’y aller.

tanyaML : Et cela Vous a t’il plu tout de suite ?

Master of Ring : Oui cela N/nous a plu. Par la suite elle a eu un peu peur qu’il y ait une escalade donc N/nous avons fait une sorte de pause. pour finalement y retourner quelques mois plus tard. En ce qui me concerne, et c’est le cas pour pas mal de personnes, pratiquer le SM ne conduit pas à une escalade bien au contraire. Je me sens complètement épanoui et Je constate que les personnes qui partagent mes moments de « jeux » le sont aussi.

tanyaML : Vous avez commencé à faire de la photo rapidement ?

Master of Ring : La photo est quelque chose que je pratique depuis toujours. j’ai toujours été entouré d’appareils photos. Mais ce n’est que dans j’ai commencé à fréquenter les soirées Fetish que je me suis remis à faire des photos, et ce de façon semi-professionelle. Je voulais que l’on comprenne que l’expression de ses envies et fétiches peut contribuer à rendre les gens équilibrés. Comme une soupape de cocotte minute que l’on peut ouvrir pour évacuer le trop plein, avant que la cocotte explose. On peut ainsi évacuer le stress de la vie quotidienne. Poour moi la plupart des gens qui fréquentent les soirées Fetish/BDSM sont plus équilibrés que bien des personnes dans le monde « vanille »*. Moins frutrés et plus épanouis. 

tanyaML : Lors de N/notre premier échange, Vous m’avez confié faire du Kinbaku**, comment avez Vous commencé?

Master of Ring : C’est aussi avec cette compagne que j’ai commencé à faire du Kinbaku en public,. J’ai ensuite rencontré Francis Dedobbeleer il y a un peu plus d’un an et c’est ainsi que j’ai commencé à fréquenter ses soirées  (Nuit Demonia, Nuit Elastique, Cosy Party) et à faire des performances de Kinbaku notamment à la Cosy Party.

tanyaML : Comment Vous êtes Vous initié au Kinbaku ?

Master of Ring : J’ai commencé à attacher ma copine il y a plus de trente ans sans même savoir ce que Kinbaku voulait dire . Ce n’est que beaucoup plus tard , avec la personne avec laquelle Je suis allé en club, que Je l’ai fait en public. J’en avais envie et elle aussi. J’ai voulu aller plus loin, et internet a été une source précieuse d’informations. Je fonctionne beaucoup à l’instinct, mais il faut avoir conscience de l’aspect esthétique et pratique. Il faut que cela soit solide, élégant et surtout « secure ». C’est dans cette période que N/nous avons connu beaucoup de personnes du milieu comme Mastermind et sa soumise salomé.

tanyaML : Aviez Vous conscience que Vous alliez faire partie des personnes qui allaient tenir un rôle déterminant ?

Master of Ring : N/Nous n’étions pas conscience à l’époque de l’impact de l’image. O/on y allait et O/on jouait tout simplement.

tanyaML : Pensiez Vous qu’un jour on vous dirait que Vous aviez donné la vocation à quelqu’un ?

Master of Ring : J’en ai pris conscience que très récemment, il y a moins d’un an. Ma façon de faire avait laissé les gens assez admiratifs. C’est là que je me suis rendu compte que J’avais des admirateurs et que mon nom commence a être connu internationalement.

tanyaML : Avez Vous une soumise actuellement ?

Master of Ring : Oui J’ai une soumise depuis deux ans.

tanyaML : Quelle relation avez Vous avec elle ?

Master of Ring : Ma relation avec elle est uniquement amicale en dehors des jeux SM. Maintenant Je sépare les jeux SM et l’amour. Je ne pratique pas de sexe pendant le jeu SM. Il est plus facile pour moi de « switcher »moi-même avec deux personnes différentes que de me comporter de deux manière avec la même personne. Pendant les soirées Je suis le Maitre , Je peux dominer ma/mes soumises ou bien des personnes que Je croise dans la soirée. Il n’y a pas de relation amoureuse, pas de sexe, pas de jalousie. On donne juste de « l’amour » mais de façon différente. Je fais plaisir à une personne qui a envie de s’abandonner à moi. C’est un peu comme une thérapie chez le psy : n vide son sac et on repart plus léger… et moi J’aime faire ça. A la maison Je suis un homme très doux très prévenant avec ma chérie.

tanyaML : Pourquoi ?

Master of Ring : J’ai plus de facilité à donner des calins, de la tendresse, des mots d’amour à une femme vanille. Il y a une des deux qui veut du « miel » et l’autre qui veut du « cuir ».

tanyaML : j’aime beaucoup cette expression. Et si Vous rencontriez une femme qui veut du miel et du cuir ?

Master of Ring : Pourquoi pas mais cela est plus difficile à gérer. Souvent on a tendance  dans un couple à compenser ce qu’on fait dans le jeu BDSM avec ce qu’il se passe dans la vie de tous les jours. La personne qui est dominée dans le jeu veut prendre le dessus dans le quotidien et c’est une source de conflit. Le mieux est de compenser le jeu avec la vie professionnelle. Je sais par exemple que beaucoup de personnes qui ont des responsabilités dans leur vie professionnelle tiennent la place du soumis dans le jeu BDSM.

tanyaML : Si Vous deviez choisir entre la photo et le Kinbaku, que choisiriez Vous ?

Master of Ring : la photo

tanyaML : Vous arrive t’il de prendre en photo Vos réalisations en Kinbaku ?

Master of Ring : Je ne peux pas faire et en même temps me photographier.

tanyaML : Est ce de la pudeur ?

Master of Ring : Nn, Je ne peux pas me couper en deux. Le Kinbaku est très prenant. D’ailleurs après une seance Je suis vidé. De plus une fois que le Kinbaku est fini, on ne peut pas laisser la personne suspendue trop longtemps et il faut être en permanence en alerte en cas de malaise ou de problèmes de circulation. Il faut faire très attention car on serre avec les cordes des vaisseaux sanguins et cela peut avoir des connaissances. Cela demande des notions anatomiques et une surveillance constante. Voila pourquoi quand Je fais du Kinbaku Je ne fais que cela. De façon générale dans toute activité J’essai de me concentrer au maximum sur ce que Je fais. Cela vient de la pratique du Zen , mais ça c’est une autre histoire..

*Vanille : sexe vanille, relation sexuelle régulière, sans fioriture ni originalité. (source wikipedia)

** Le bondage japonais(kinbaku = bondage ou kinbaku bi = magnifique bondage) est un type de bondage sexuel japonais entrant dans le cadre de jeux sadomasochiste. Il implique d’entraver celui ou celle qui tient le rôle de soumis(e)en utilisant des figures géométriques pré définies à l’aide d’une cordelette, habituellement de 6 à 8 millimètre de  diamètre, faite de chanvre ou de jute. Le mot shibari signifiant attaché ou lié, utilisé au Japon pour décrire l’art de ficeler les colis, est devenue l’appelation la plus courante, dans les années 1990, pour désigner l’art du bondage kinbaku. (source wikipedia)

Master of Ring dispose de plusieurs page sur facebook

Une page dédiée aux photos des soirées fetish :

http://www.facebook.com/pages/MasterofRings-photo/116213661722928

Une page dédiée aux performances de bondage (kinbaku) http://www.facebook.com/pages/MasterofRings-Bondage-Performer/107407305998465

Un grand merci à Rik Art pour la photographie du bondage.

Master of Rings shibari

Master of Rings piercing

Master of Rings Photographe

Interview: The Veterinarian

Quand et comment avez vous découvert le BDSM ?

J’avais environ huit ans lorsque j’ai attaché la fille de nos voisins à notre chien « swing ». Je ne sais pas pourquoi mais je trouvais cela formidable à cette époque. Aussi loin que je puisse me souvenir, il y a toujours eu chez moi cette double fascination pour la domination parfois punir une fille mais en même temps la caresser, la faire soupirer gémir et ronronner. Lorsque j’ai eu 15 ans j’ai lu le livre de Nancy Friday « Mon jardin secret » (1973). c’est un ouvrage sur les fantasmes sexuels des femmes raconté par une femme. Ce livre m’a, à mon jeune âge, donné un nouveau regard sur l’autre sexe. Outre la domination masculine, le BDSM et le conditionnnement, il y avait un chapitre « Zoo » qui m’a conduit vers ma voie et ainsi devenir « the veterinarian »; toutes les idées, les passions et les interactions symboliques ce sont ainsi réunies dans les années suivantes dans la profession de « vétérinaire » : le plaisir et la douleur, contrôler la liberté, apporter soins et protection, mais aussi la domestication et l’exploitation.

La seule chose à surmonter chez moi était encore un sentiment de culpabilité mais aussi réussir à avoir accès aux informations. Il n’y avait pas beaucoup d’accès à internet pour trouver des personnes ayant la même vision des choses que moi. Rencontrer des femmes était également difficile car le BDSM en était encore qu’à ses débuts. A cette époque on trouvait des personnes ayant besoin de servitude (j’aime encore la servitude) il y avait des jeux softs et quelques accessoires permettant de contraindre occasionnelllement une fille mais tout ceci était extrêmement rare.

Ce n’est que plus tard que j’ai pu partager mes idées avec une merveilleuse petite amie qui m’a permit de tout essayer avec beaucoup d’enthousiasme. A partir de cette période je suis devenu plus détendu et plus sûre de moi. Pourtant il m’arrive encore de faire fuir des personnes lorsqu’elles découvrent ce que je dessine.

Pourquoi préferez-vous les petgirls et les petboys ?

Malheureusement, je ne suis pas interessé par les petboys, que ce soit pour les dessiner ou pour jouer avec eux. Il y a pourtant une énorme demande à leur sujet. Il semble y avoir dailleurs beaucoup plus d’hommes soumis dans le doggyplay que de femmes du moins au grand jour. C’est une des raisons pour laquelle je dessine, pour faire une sorte de publicité, pour promouvoir cette idée et ce style de vie afin d’interesser le plus de femmes possible afin qu’elles deviennent des doggygirls. Je suis toujours très content d’apprendre que mes dessins aient pu influencer une femme pour qu’elle devienne une petgirl et en particulier une doggygirl. Pour moi doggygirl est une forme très accentuée du BDSM.

Avec un vrai chien, il y a leadership, la domination , les châtiments et les réprimandes, les soins médicaux, la soumission, l’affection, les attentions mutuelles et une grande appartenance. A une puppygirl inexpérimentée ou à une chienne il faut lui montrer ses limites et lui donner des récompenses quand elle est obéissante. Ces deux aspect de la relation sont très important pour moi. Je suis vraiment fasciné par les femmes qui sont vraiment capables de « lacher prise » et qui, dirigées par leurs Maitres sont capables de se laisser aller totalement dans leur animalité pour suivre uniquement leur instinct et leur désir au gré de l’éducation prodiguée par leurs Maitres. Il y a néanmoins toujours une partie humaine qui reste malgrès la posture et malgrès la tenue en laisse et j’apprécie beaucoup une certaine timidité et même une certaine honte d’être ainsi transformée en chienne. C’est aussi très beau de voir le désir purement animal d’être dominée et montée par un mâle. De plus, j’aime la croupe de la femme (mes compliments tanya) lorsqu’elle est transformée en doggygirl. C’est un merveilleux spectacle de voir marcher à 4 pattes une doggygirl, de la voir remuer les fesses à chaque pas avec un dogbud (plugtail).

La beautée pure je vous dit la beautée pure.

Quand avez-vous commencé à dessiner des doggygirls et pourquoi ?

J’ai commencé à dessiner des doggygirls il y a environ 20ans; mais j’ai commencé à les publier que beaucoup plus tard, il y a 12ans. la première raison pour les publier est qu’il n’y avait pas de dessins de doggygirls comme je les imaginais. J’ai donc commencer à dessiner et à écrire des histoires. Je pouvais montrer ces dessins et en discuter avec mes amies, parler de leur acceptation ou au contraire de leur aversion pour ces idées. A l’époque il était plus facile pour moi de regarder avec elles un beau dessin ou de lire une histoire bien écrite pour parler de ma passion pour les doggygirls. C’était plus facile que de s’attaquer directement à la question de la transformation d’une femme en chienne ….. Plus tard, quand j’ai commencé à publier mes dessisn sur le site de l’artiste Japonais Inuya Aigando (le site est encore très actif et je souhaite à lui et à son site une vie longue et productive !). J’ai constaté qu’il y avait des gens dont des femmes qui n’étaient pas du tout écoeurés par cette vision mais qui aimait vraiment mes idées et mon concept. Beaucoup m’ont dit qu’ils avaient eu quelques idées vagues mais ne pouvaient pas leur donner une forme réelle. Mais mes dessins exprimaient exactement ce qu’ils avaient envie.

Lorsque j’ai su cela je me suis souvenu de mon premier contact avec la collection fantasme, dans le livre de Nancy Friday quand j’avais 15ans, et l’immense soulagement et l’inspiration que ce livre m’avait apporté. A partir de ce moment, j’ai dessiné aussi pour les filles et les femmes qui voulaient se transformer en une chienne ou une jument mais qui étaient trop timides ou pas suffisament informées ou tout simplement curieuses ou indécises. Je voulais pousser leur imagination, les inciter à réfléchir à ce rôle et à stimuler leurs fantasmes. C’est une grande motivation pour moi d’attirer, de propager l’idée d’animaux de compagnie féminin, en particulier les doggugirls qui forment une très petite minorité.

The VETERINARIAN 2010.

Si vous êtes intéressé, il existe un téléchargement gratuit de Nancy Friday’s « My Secret Garden » à  http://tinyurl.com/339zfou  en cliquant ICI   

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 Version originale :

When did you discover the BDSM ? How did you discover the BDSM ?

I tied our nightbours daughter to our swing when I was eight years old – it was great, though at this time I didn’t know why it was great. As long as I can remember there’s this double-faced fascination of dominating, sometimes punishing a girl, and at the same time cuddle with her and make her pant, sigh or purr.

When I was 15 years old I read Nancy Friday’s book « My Secret Garden » 51973), a commented collection of women’s sexual fantasies, told by themselves. This book gave my youthful vague ideas about the other sex many new impulses. Besides male domination, BDSM and impregnation, there’s one chapter, « The zoo » that brought me on track becoming « the veterinarian ».

All ideas, passions and symbolic interactions somehow came together over the next years, including the paradoxical ones that can also be found in the profession of a veterinarian: pleasure and pain, control and freedom, care and protection, but also be found in the profession of a veterinarian: pleasure and pain, control and freedom, care and protection, but also domestication and exploitation.  The only thing to overcome was still a sense og guilt for a – at this time and scope of informational access – very, very rare combo of fetishes. there wasn’t much of internet to find persons, not to talk about women; and BDSM porn was still a niche business. Back then, there was bondage (I still love bondage), soft SM-play and an occasional collared or bridled girl – but those were extremely rare. Only after I got a wonderful girlfriend with whom I shared my ideas, and who enthusiastically tried it, I became more relaxed, secure and outgoing. Still, i sometimes expect leather-clad die hard 24/7 BDSM-folk to shy away from me once I tell what I’m drawing – it happened before…. )

Why do you prefer petgirls and petboys ?

unfortunately, I’m not interested in petboys, in drawing or playing with them. there are many request for them, which could be expected: there seem to be much, much more submissive males into doggyplay than females, at least in the open. That’s very unfortunate. It’s one reason I draw: a kind of advertisement for this idea and lifestyle, to get more females interested in being a doggygirl. I’m happy about every cute girl that states that my drawing have been influential for her developing this interest. Petgirls, especially doggygirls, represent for me so many different appealing sides of BDSM-flavoured relationships, in a very accentuated form. With a real dog, there’s leadership, dominance, punishment and scolding, kenneling, medical care on side of the holder; and submission, obedience, carelessness, recalcitrancy and instinct on side of the pet. and for both, there’s passion and affection, mutual care and belonging. An untrained puppygirl or disobedient bitch has be shown her limits, and given rewards when she complies – both sides are important for me. I’m fascinated by females really ‘letting go’, getting driven by their holder or mates, or getting swept away by thheir lust into their animal side, in this mode just following their instinct and their lust, depending on her holder to lead and guide her. There’s always still a human female in the costume and on the leash, and I deeply appreciate a certain shyness and shame she experiences in being turned into a bitch; but it’s also beautiful to behold when she’s turning (or being turned) into just a female animal longing to be dominated and mounted by a male. Beside all this, I love well-shaped female butts (my compliments tanya) and what better way to look at one as with a doggygirl crawling before me on her leash, enticingly wagging her plugtailed butt with every step? Pure beauty, I tell you. beauty ….

When did you started to draw doggygirls and why ?

I started to draw doggygirls about 20 years ago, but began publishing the drawing much later o, about 12 year ago. The reason to draw them in first place: There weren’t ‘any’ pictures of doggygirls as I imagined them. Anywhere. So I began drawing them, and writing stories – just to look at them, and later on to get my girlfriends to speak about acceptance or dislike of these ideas. Back then it was easier for me to look together with them at nice drawing or read them a well written story and talk about it, than to directly address the topic turning her into a bitch…. Later on, when I started publishing my drawing at japanese artist Inuya Aigando’s website (he’s still quite active – I wish him and his website a long, productive life !), I noticed that there are people – and imagine this: women, too! – who weren’t put off but actually liked my ideas and concepts. Many told me that they had had some vague ideas, but couldn’t give them a form or put their fingers on it – but my drawing expressed exactly what they were longing for. when I became aware of that, I remembered my first contact with the collection of fantasies in the book of Nancy Friday when I was 15, and the immense relief and inspiration I experienced by this book. From this time on, I drew also for those girls and women wanted to be turned into a bitch or a mare, but were too shy, insecure, or unaware of this idea, or just curious but undecided; I wanted to nudge their imagination, encourage them to think about this role, and spur their fantasies. It’s one big motivation for me to draw today, to propagate the idea of female pets, especially doggygirls. They are still a minuscule minority ……..

The Veterinarian 2010If you’re interested, there’s a free download of Nancy Friday’s « My Secret Garden » at http://tinyurl.com/339zfou

tanyaML

Interview: Francis Loup

Rencontre du troisième type. Militant des premières heures, il a contribué à sa façon à l’évolution et à la médiatisation du SM en France et en europe. Voici donc la première partie de l’entretien que j’ai eu un soir à Paris avec Francis Loup. j’espère que V/vous aurez autant de plaisir à lire cet interview que j’en ai eu à le faire.

Véritable homme orchestre vous êtes tour à tour, graphiste, photographe,attaché de presse, organisateur de soirées fétichiste, Dj’s et réalisateur.On peut dire que vous êtes devenu une figure incontournable de l’univers fetish français. Comment tout cela a t’il commencé ?

J’ai commencé par les fanzines (1) à l’age de 17 ans. C’est l’ancêtre du blog version papier. J’étais punk dans les années 70, avec mes potes nous faisions des fanzines de bd fait à base de collages, d’interview et de chroniques. J’ai voulu ensuite faire un fanzine sur le SM. Etant mineur je pouvais le faire mais pas le lire, c’est tout le paradoxe des lois. Ainsi on peut en tant que mineur être photographe et faire des photos pornographiques tant que l’on ne pose pas sur les photos. Par la suite je suis devenu rédacteur en chef du magazine « Secret Magazine » (2) qui était édité par la Boutique Minuit (3) en Belgique. Je les connaissais depuis longtemps puisque j’avais déjà édité moi-même des magazines comme souffrances puis Moda-Moda. J’avais même ouvert une première librairie érotique juste en face de leur boutique. Librairie fermée avec violence par les autorités Belges en 1984. Et comme je travaillais pour le magazine donc travailler pour la boutique fut un prolongement naturel.

Comment avez vous découvert le mot SM ?

En faite je ne connaissais pas le mot SM mais ayant la chance de venir d’une famille non croyante et surtout très ouverte, j’ai eu la possibilité de lire un certains nombres d’ouvrages en toute liberté (Jean Paul Sartre (4), André Breton, Guillaume Appolinaire, Pauline Reage (5)). Je lisais également le journal libération depuis l’age de 16 ans. Je voulais connaître et comprendre les mots. Le film histoire d’O était sorti quelque temps auparavant au cinéma. Il y avait également les bd un peu cruelles comme vampirella (6) qui allait très loin. Les photos et les illustrations d’Eric Stanton (7), les dessins de Gene Bilbrew (8) plus connu sous le pseudo d’Eneg, John Willie (9), la revue Bizarre (10). IL y avait un véritable esthétisme du bondage dans les années 50. Car à cette époque la représentation de personnes nues était interdite, donc les photographes, les dessinateurs devaient faire preuve de beaucoup d’imagination pour pouvoir s’exprimer. D’où la naissance d’illustration représentant des femmes avec des talons vertigineux, ou encore des femmes savamment attachées pour mieux distinguer toute leurs formes. Ce n’est qu’à la fin des années 70 que ces ouvrages furent ré édités. A la différence de maintenant, tout était fantasmé. Alors que maintenant nous avons des témoignages. Dans les années 80 les films ont été autorisés, mais l’imagination s’était tarie. Par contre on arrêta de dire des conneries.

Sachant que tout ce passait par le biais de la presse écrite au travers des différents ouvrages que vous nous avez cités, comment sont nées les premières soirées SM?

Tout a commencé dans les années 80, du temps de François Mitterrand, la communauté gay commençait à se manifester et à vouloir être reconnue. Nous avons voulu en faire autant. Tout a commencé quand le mec de Skin Two (11) et le mec de Demask (12) ont organisé la première soirée SM à Amsterdam en 1990. Ce fut un véritable succès. En France le premier à le faire fut Pascal en 1991. Nous nous l’avons fait un peu après en Belgique. Comme je vous l’avais dit, moi je travaillais à la Boutique Minuit de Bruxelles. Avant de nous lancer, nous avions posé pleins de questions aux organisateurs d’Amsterdam. Tel que comment ils avaient fait pour sélectionner les participants. C’est ainsi que comme eux nous avons fait le dress code, pour ne pas avoir n’importe qui. On a du affronter la police, qui se demandait ce qu’on l’on foutait car bien sur nous avions besoin d’avoir les autorisations pour nous permettre de réaliser ces évènements. Les sarcastiques n’étaient pas que de la police d’ailleurs, beaucoup pensaient qu’un rassemblement SM ne pouvait pas fonctionner. Que c’était impossible. Pire, que cela allait tout simplement dégénérer. Pour avoir les accréditations nous avons du présenter cela autrement. Nous avons mis en avant qu’il y aurait des pistes de danses. La première soirée fut donc organisée avec le patron de la Boutique Minuit, un photographe, un lecteur et moi même, nous étions 4. On avait organisé la soirée dans un restaurant avec repas inclus. Pour l’organisation de la 2eme soirée on était plus que 2, et j’ai continué seul dès la 3ème soirée.     

On peut dire que si vous vous être trouvé sur le devant de la scène, c’est parce que rien n’existait, qu’il y avait tout à faire et que vous aviez envie de le faire ? 

Tout à fait et c’est dans ce contexte que l’association a été créé. Pour permettre d’avoir une structure légal pour pouvoir tout organiser. Il y  a 20 ans je ne pouvais pas mettre le but réel, maintenant je peux dire que l’association est là pour faire la promotion des arts fétichistes.

Avant les années 90 comment faisaient les fétichistes pour se rencontrer et pour se tenir informé?     

Il y avait les magazines. Par le biais des petites annonces, mais il se passait en général deux semaines entre chaque échange. La presse à connotation SM existait depuis le début des années 80. Les gens s’écrivaient par voie postale. Les gens se sont vu en public pour la première fois lors des soirées.

Comment et pourquoi vous êtes vous tourné vers la photo alors que vous étiez déjà organisateur de soirée, attaché de presse et graphiste ?

En tant qu’organisateur de soirée, je faisais appel à des photographes pour réaliser les flyers. Sachant que sur ceux ci nous devons toujours mettre énormément d’informations, j’avais souvent des reproches des photographes pour avoir « écorché » leur photo. Graphiste avant tout, je me suis mis à la photo pour ne plus m’engueuler avec mes potes.  Cela devenait tellement tendu… avec l’arrivée du numérique, je me suis mis à faire mes photos. Je pensais que cela les ferait réagir mais pas du tout. Personne ne m’a proposé de faire les photos à ma place. Surtout que je ne suis pas photographe à la base, mais heureusement avec ma formation de graphiste et surtout avec l’arrivée du numérique, je peux corriger toutes les imperfections que je ne manque pas de faire pour arriver au résultat escompté. Lors de mes séances photos je n’utilise pas de gros appareils photos. J’en ai un simple qui fonctionne très bien. J’ai pu remarquer que les gens ne réagissent pas de la même façon selon qui soient face à un gros appareil au lieu d’un petit. Aussi durant mon voyage au Japon j’ai plus souvent utilisé le petit que le gros.

 

Ne regrettez vous pas l’époque ou tout était à faire ?

Non car le meilleur reste à venir

Internet a permis au SM de se développer ?

Oui mais en même temps cela a tué la presse écrite. 

(1) fanzine : est une contraction de fan magazine. C’est un journal libre, périodique ou apériodique, indépendant, parfois clandestin (une large majorité des fanzines n’ont pas de dépôt légal), créé et réalisé de manière désintéressée par des passionnés, pour d’autres passionnés et publié sous l’égide du Do it yourself slogan de Jerry Rubin repris par les punk en 1977. Souvent spécialisé le fanzine est soumis a aucun impératif de vente et l’on peut se le procurer dans quelques distros, librairies, disquaires spécialisés.(2) secret magazine est un magazine spécialisé dans l’univers Fetish.(3) Boutique Minuit est un magasin incontournable de Bruxelles.(4) Les écrivains comme André Breton, Jean Paul Sartre, Guillaume Appolinaire voulaient défendre une certaine liberté morale. (5) L’auteur d’Histoire d’O a marqué les esprits car d’une part c’était une femme et d’autre part son approche du sexe était plus cru que ce que pouvait écrire les hommes à cet époque. (6) Vampirella est un personnage de fiction créé par l’américain Forrest J Ackerman (1916 – 2008) en septembre 1969. Vampirella 1 publié par Warren Publishing met en scène une héroïne vampire et court vêtue. Ce magazine en noir et blanc dans le style des comics d’horreur, durera 112 numéro et paraitra jusqu’en 1983. La première équipe artistique était constituée d’Archie Goodwin (scenario) Frank Frazetta (illustration de couverture) et Tom Sutton (dessin). Les directeurs de publication et scenaristes successifs furent Bill Parente, Archie Goodwin, Billy Graham, Bill DuBay et Louise Jones. (7) Photographe et surtout illustrateur Eric Stanton (30 septembre 1926 – 17 mars 1999) né Ernest Stanzoni est un artiste de bondage et fétichisme américain. Stanton aimait a dépeindre les femmes comme des dominatrices. De 1958 à 1966, Eric Stanton a travaillé dans le studio qu’il avait créé avec le dessinateur de comics Steve Ditko. Eric Stanton a publié durant de nombreuses années des bandes dessinées érotiques et pornographiques en réponse a des commandes privées. Il se chargeait d’illustrer et/ou de scénariser les fantasmes de ses commanditaires. Avec John Willie, il est l’un des nombreux artistes a avoir popularisé l’art du BDSM, a travers notamment la mise en scène de la célèbre modèle aussi glamour qu’espiègle Betty Page. (8) Eugène « Gene » Bilbrew (1923/1974) était dessinateur et artiste fétichiste connu aussi sous plusieurs pseudonyme tels que Van Road, GB Bondy et Eneg. Il fait ses début en 1951 dans le « sentinel los angeles  » avec la série « The Bronze Bomber », avec Bill Alexander et continua de créé des personnages comme la princesse Elaine et madame le bondage. Il illustra de nombreuses publications pour le magazine « Exotique » de 1956 à 1959. (9)  c’est dans la revue Bizarre que les lecteurs découvrirent l’univers de John Willie, à travers un panel de textes, d’images et de photos signés de la main de l’artiste et parfois d’un ou deux collaborateurs. Ce magazine vendu par correspondance occupa Willie de 1946 à 1957 date à laquelle il céda le magazine. Il fut surtout connu pour son travail sur la série érotique Gwendoline, adapté en film en 1984 par Just Jaeckin. (10) Bizarre est une revue littéraire et artistique fortement influencée par le surréalisme. Fondé par Michel Laclos, éditée par Eric Losfeld en 1953 puis repris Jean Jacques Pauvert en 1955 après deux numéros, elle a publié 48 numéros de 1953 à 1968. (11) Skin two, seconde peau est un magazine fetish. (12) Demask est la première boutique fetish et surtout le premier organisateur de soirée fétish dans le monde.  

 

 

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Entretien avec Richard Laillier

Il suffit de se rendre sur internet et de taper sur le moteur de recherche son nom et son prénom pour trouver une multitude d’informations. Chaque page, chaque approche aussi différentes soient elles nous permettent de découvrir un homme attachant, simple et talentueux. Dans chacun de ses dessins on trouve une partie de son âme. Cet homme dessine avec ses tripes et avec son coeur. On pourrait passer des heures à l’écouter ou simplement à le regarder créer. Ses connaissances sont grandes. Curieux il s’intéresse à tout, littérature, peinture, théâtre, musique. C’est un amoureux des arts. Il N/nous a accueilli pour cette rencontre dans deux endroits différents. Son ancien atelier ou il a exercé pendant 15 ans. Celui ci va être entièrement rénové par la Mairie de Parie. Ils vont faire des ateliers avec des logements pour 6 artistes, choisi sur le volet parmi la longue liste de postulants. Et le nouvel atelier ou il a actuellement ses quartiers. Atelier mis à sa disposition pour un ami architecte.

Il avait pris ses distances et disparu du milieu BDSM depuis 2002, mais il n’était pas resté inactif pour autant. Il a choisi de revenir et d’être interviewer par N/nous. Quel beau cadeau il N/nous a fait.

Permettez moi, non pas de vous le présenter car il est déjà connu et se serait donc présomptueux de N/notre part. Mais permettez moi de vous faire partager une rencontre comme on en fait peu. N/Notre rencontre avec Richard Laillier.

Son emploi du temps étant chargé N/Nous avions eu des difficultés a allier N/nos agendas. Aussi, c’est avec beaucoup d’impatience que N/nous sommes arrivés sur le lieu du rendez-vous. j’avais hâte de rencontrer cet homme. Et surtout depuis le début, une question me tarabustait. Pourquoi voulait il être interviewer par N/nous. je découvre son atelier, et il cherche un endroit pas trop « sale » pour que je puisse m’asseoir. Son atelier est tel que je l’imagine. Il s’est approprié l’espace. Comme il travaille énormément en couvrant les feuilles de papier d’une fine couche de mine de pierre noire, celle ci a envahi l’espace. Tout est noir de poudre de graphite. L’espace est imprégné des matières qu’il affectionne à utiliser pour ses créations. et comme pour s’excuser il m’explique.

Richard L : Je ne peux pas dessiner dans un endroit tout propre.

moi très curieuse, je rentre tout de suite dans le vif du sujet.

tanyaML : Sur quel projet travaillez vous actuellement ?

Richard L : Sachant que j’ai toujours été intéressé par le corps humain. Je travaille sur un projet d’exposition sur la partie animale dans l’être humain.

tanyaML : Comment avez vous découvert le petplay ?

Richard L : le petplay m’a beaucoup tenté. J’ai eu une expérience pendant un an. Cela m’avait inspiré une série de dessins.  J’avais connu une femme, qui venait me voir une fois par semaine dans mon atelier. A mes côtés, elle devenait une doggygirl, ma doggygirl.  Elle ne disait rien, elle restait près de moi. De temps en temps elle réclamait de l’attention et la plupart du temps elle restait sagement couchée près de moi. Attentive à mes moindres gestes. Sa compagnie me plaisait.

tanyaML : Vous nous avez raconté votre première expérience avec le petplay. Demain seriez vous prêt à adopter une doggygirl ?

Richard L : Rire … Il faudrait que je trouve une petgirl d’atelier alors.

On sent chez lui qu’il fait parti des gens qui se laissent vivre. Qui ne sont pas suspendu aux aiguilles de leur montre. C’est un passionné qui vit au rythme de ses inspirations. Il me confiera d’ailleurs à ce sujet.

Richard L : J’ai toujours vécu sans me projeter dans le temps. J’aime prendre le temps, le plaisir de savourer. J’ai été incapable de faire parti d’un groupe et de rentrer dans un moule quelconque. Quand j’ai de l’argent j’en fait profiter mon entourage. Quand je n’en ai pas je fais avec, cela ne me manque pas. Je suis un vrai boulet. Je n’aime pas m’occuper de l’aspect financier des choses. 

tanyaML : Vous dites que vous êtes un boulet, mais en faîte nous n’êtes tout simplement pas matérialiste. Votre confort moral passe bien avant votre confort matériel.

Et pour apprécier la vie, on peut dire qu’il sait de quoi il parle. Pendant des années, sa vie était suspendue à un fil, Il faisait un métier passionnant mais dangereux également. Il a eu plusieurs accidents et le dernier lui a fait raccroché définitivement. Comme il me l’expliquera si bien.

Richard L : J’exerçais dans le théâtre. J’étais machiniste. Cela signifie que pour réaliser des décors, je me retrouvais souvent suspendu à plusieurs mètres de hauteur. C’est mon dernier accident qui m’a fait prendre conscience que je n’avais qu’une seule vie et j’ai décidé d’arrêter de la risquer.

Il ne nie rien de se passé pour autant. Comme il le dit si bien.

Richard L : tout ce que j’ai pu apprendre dans le théâtre m’a été très utile dans le bondage.

Vous me direz quel rapport avec le Richard Laillier connu et reconnu comme peintre. Il a été parmi les premiers a pratiquer l’art du bondage en France.

Richard L : J’ai commencé le bondage en 1982 dans l’intimité de mon couple. Elle était masochiste et soumise. O/on est resté ensemble deux ans et cela ma donnée envie de ne pas me cacher. J’ai eu envie de rencontrer des gens pour échanger. Sachant qu’à cette époque il n’y avait pas les médias de maintenant. Je prenais le risque de rencontrer des femmes et d’en parler. Et cela passait, ou ne passait pas.

Jusqu’au jour ou il a fait une rencontre qui a changé sa vie.

Richard L : Un ami m’a fait découvrir le Bar Bar. J’arrivais en chemise hawaïenne au Bar Bar pour boire un verre en sortant du travail. Par la suite cet ami m’a présenté à Pascal et Nathalie. Il leur avait dit que je me débrouillais pas trop mal. Et c’est ainsi que j’ai commencé à pratiquer en public. 

tanyaML : Vous avez été rapidement connu alors que dans les années 80 – 90 ce n’était pas aussi répandue que maintenant. Comment cela ce fait il?

Richard L : Parmi mes modèles il y avait Thierry Talin d’Eyzac, le petit ami de Poupée Mécanique. Il était vidéaste et il avait fait une belle vidéo sur le bondage. Celle-ci avait même était complimenté à l’époque par Gilles Berquet.

tanyaML : Pourquoi avoir tout arrêté ?

Richard L : Pour des raisons personnelles d’une part. Mais également parce que dans mon équipe, une des personnes ne supportait plus de me voir attacher les femmes. J’ai un peu coupé les ponts mais j’ai gardé quelques contacts.

tanyaML : Cela ne vous a pas manqué ?

Richard L : Sincèrement si. J’ai mis de côté une partie de mon existence. Même si déjà lorsque je faisais des performances il m’arrivait de m’arrêter en faisant des poses tous les 3 et 6 mois.

tanyaML : Est ce que l’on peut dire que vous faites parti des pionniers et que vous êtes en quelque sorte une partie de la mémoire du BDSM en France?

Richard L : Non, je suis juste un témoin tout simplement qui était au bon endroit au bon moment. C’est ainsi que j’ai connu les débuts de Dèmonia.

tanyaML : Comment est ce arrivé ?

Richard L : J’avais eu une interview de jean Bidaud qui faisait parti du Dèmonia Mag. C’était dans le cadre de la sortie de mon seul livre. « Noires » composé de 17 dessins. Ils avaient été édité par jean Pierre faur, en 1994. 

tanyaML : Cet édition a t’elle eu d’autres retombées ?

Richard L : Oui j’ai fait partie des artistes qui ont participé à l’inauguration du Musée de l’érotisme

tanyaML : Racontez N/nous

Richard L : Richard Snelling (fondateur du Rosebud) était chargé d’organiser l’inauguration . Il m’avait contacté après avoir vu mon livre pour me proposer de participer avec d’autres artistes à cette inauguration. 

tanyaML : Y a t’il des artistes qui vous ont influencé ?

Richard L : Oui, The Veterinarian par exemple. 

tanyaML : Vos dessins sont connus dans le monde entier. Vous êtes même présent au Japon, comment est ce arrivé ?

Richard L : Effectivement deux de mes dessins sont au Japon à Osaka. Ils avaient été commandés pour l’ouverture d’une boutique. 

tanyaML : Sachant que vous exerciez un métier certes passionnant mais également prenant. N’y a t’il pas eu un vide quand vous avez décidé d’arrêter ?

Richard L : Non je vis de mes dessins. Comme beaucoup d’artiste je créé l’offre et la demande. De plus depuis quelques temps je pratique une autre activité. Je suis devenu scénographe. 

tanyaML : En quoi consiste le métier de scénographe ?

Richard
L : Je créé des décors. J’attend les idées du scénariste et je l’emmène ou il veut aller. Sachant que lui même ne sait pas forcément ou il veut aller. 

tanyaML :Comment êtes vous passé de machiniste à scénographe ?

Richard
L : Je suis devenu scénographe par le biais de mon amie qui a parlé de moi. Un chorégraphe par la suite est venu à moi avec des idées. Et ce sont ces idées que j’ai du mettre en forme. Et ce fut le début d’une nouvelle activité.

tanyaML :Travaillez vous également sur un projet lié à la scénographie en ce moment ?

Richard
L : Oui, je travaille sur le même projet depuis 17 mois. En tant que scénographe je m’occupe pour ce projet en plus de la scène, des costumes et de la musique. 

tanyaML :Vous êtes musicien ?

Richard
L : J’avais 16 ans quand demandé une épinette, il s’agit d’un instrument à cordes pincées. Je me suis arrêté en 1983 car j’étais très mauvais comme musicien mais la musique à toujours fait partie de ma vie de façon même indirect. Ce sont ces connaissances qui me permettent de diriger les musiciens dans le sens du chorégraphe. Pour atteindre ce que lui a dans la tête. De la même façon que j’interviens pour la scène.

tanyaML :Vous êtes un véritable homme orchestre. Vous êtes un véritable touche à tout. Si vous deviez choisir un évènement qui vous a le plus marqué dans le bondage, quel serait il?

Richard
L : Ma rencontre avec le Bar Bar  

tanyaML :Vous n’avez jamais eu envie de faire un livre sur le bondage ?

Richard
L : Non, mais en y réfléchissant j’aurai plus envie d’écrire un livre sur les déboires du bondage. Sinon de façon beaucoup plus sérieuse, il y a un projet que j’aimerai bien mener un jour. Monter un cirque itinérant sans animaux mais avec que des êtres humains.  

tanyaML :Que de travail en perspective

Richard
L : J’ai besoin d’avoir des projets. Même s’ils  n’aboutissent pas j’arrive à en recycler le noyau dans un autre projet. Comme un ébéniste qui met de belles planches de bois de côté. Pour le moment venu … Le temps est un allier permanent … les choses qui ne se font pas … se feront … 

tanyaML :Si vous deviez maintenant choisir un évènement qui vous a le plus marqué dans la peinture, quel serait il?

Richard
L : En 93 quand j’ai rencontré mon premier galeriste, Tadeusz Koralewski, parce que quand je suis entré dans sa galerie ma façon d’aborder les dessins n’a plus été la même. Rentrer chez lui est une sorte d’accréditation, de parrainage. Je l’ai connu parce que j’aimais ce qu’il faisait. Je l’ai contacté pour lui dire que je voulais lui présenter mon travail. C’est rare mais cela a fonctionné. 

tanyaML :Vous avez plusieurs cordes à votre arc,bondage, peinture, musique et pourtant vous êtes d’un simplicité et d’une humilité que l’on ne peut imaginer, pourquoi ?

Richard
L : Je suis humble de nature. Le fait d’être timide a été un plus. C’est aussi moins choquant pour les gens que de montrer du folklore. cela permet d’avoir un véritable langage de fond. 

tanyaML :Quand on dit de vous que vos dessins sont violent qu’en pensez vous ?

Ma question le fait beaucoup rire et il m’avoue.

Richard
L : Une fois j’ai dessiné des fleurs. Et à ma grande suprise les gens me disaient que mes fleurs leurs faisaient peur. La violence fait parti de mon univers. Au bout de 20 ans je fini par ne plus m’en rendre compte. Je le vois à travers le regard des autres. Mais je comprend qu’on puisse trouver mes dessins violents.

tanyaML :Votre compagne fait ‘elle partie du milieu BDSM ?

Richard
L : Ma compagne n’est pas du tout dans le milieu BDSM. On s’est connu dans le travail. Je l’a connais depuis plus de 10 ans mais nous sommes en couple depuis un an et demi. Mais elle a déjà été attachée. la première fois pour me dépanner. Et je dois dire que j’ai eu beaucoupp de plaisir à le faire. Sportive de nature, elle a un corps sculpté par des heures de travail. 

tanyaML :Qu’est ce qui vous a décidé à revenir vers le BDSM?

Richard
L : Cela me manquait. Dans le dessin cela me manquait également. Car il y a toute une partie de mon imaginaire que je n’utilisais plus. Je ressentais un manque qui n’est pas de l’ordre de la libido. 

tanyaML :Vous pratiquez également le SM, comment cela se passe t’il? Quel est votre approche ?

Richard
L : Dans mes relations SM, il y a une distance qui se créée avec la personne qui ne me permet pas de vivre avec. Je n’ai pas de relation sexuelle avec. C’est impossible, je ne suis pas dans ce modèle. 

tanyaML :La plupart des personnes qui pratique le BDSM sont bien plus équilibrés à mon sens que ceux qui ne le pratiquent pas. Qu’en pensez vous ?

Richard
L : A bien des égards, je considère que le BDSM a été un plus dans ma vie. Toute proportion gardée et sans aucune grandiloquence. Je trouve qu’il est essentiel dans les relations entre les personnes de pouvoir d’être capable de juger et de considérer ses interlocuteurs dans un registre de confiance et de pouvoir.

tanyaML :P ourquoi ?

Richard
L : Il m’est arrivé dans des réunions de me rendre compte grâce à ma pratique du BDSM de discerner dans l’assistance les personnes qui avaient le pouvoir. Ceux qu’il fallait à tout prix convaincre. Ce qui est très utile quand on veut faire adopter des idées. 

tanyaML :Ce soir vous allez vous rendre à la soirée privée des Editions Taboo?

Richard
L : Ce soir sera mon premier retour. J’ai l’impression que rien n’a bougé depuis 5 ans. Et je serai ravi que N/nous y allions ensemble. 

tanyaML :je serai également ravie. cela N/nous permettrait de prolonger N/notre rencontre.Maintenant que je vous connais mieux, je peux vous l’avouer une question me tarabuste depuis le début de N/notre rencontre.Pourquoi avoir choisi N/notre blog pour cette interview ?

Richard
L : IL n’y avait pas de folklore. les textes étaient pensés et humains. Je me suis dit que se serait dommage de passer à côté. 

tanyaML :je vous remercie de N/nous avoir reçu dans vos deux ateliers. j’ai eu beaucoup de plaisir à vous écouter et chaque fois le temps est passé très vite, voir trop vite. je souhaiterai conserver un souvenir de cette rencontre. Pourriez vous nous faire une dédicace pour N/nous et nos lecteurs ? 

 

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photo dédicacee de richard laillier pour les anges dechues

Interview de Lord Red

 

Interview de Lord Red dans Interview dsc_0334-199x300

Le monde du BDSM est vaste et international. De part N/nos déplacements et pérégrination sur internet et dans la vie, N/nous continuons à rencontrer des personnes qui N/nous interpellent, N/nous fascinent et N/nous séduisent. j’ai découvert Lord Red à travers ses écrits sur Fetlife et j’ai eu envie de le connaître mieux. De part ses écrits j’ai retrouvé un être équilibré, parfaitement saint de corps et d’esprit et surtout très intéressant. Aussi je tiens à partager cette rencontre avec V/vous au travers de cette interview qu’il a bien voulu m’accorder :

Pourquoi vivez vous à Hong Kong si ma question n’est pas trop indiscrète bien sur ?

Nous sommes allés vivre sur Hong Kong pour des raisons professionnelles. Ce fut, en réalité, plutôt le fruit du hasard.

Comment avez-vous découvert le BDSM sachant que pour beaucoup de personnes, le BDSM s’est fait tout seul et c’est seulement par la suite qu’elles ont découvert que ce qu’elles faisaient était considéré comme du BDSM ?

C’est en réalité une question assez difficile, parce que je ne sais même pas, depuis quand j’ai senti que je « rentrais » dans le BDSM. En fait, je ne peux pas vraiment dire que j’ai « commencé » seul. Je crois d’ailleurs que la « révélation » du BDSM est très différente pour quelqu’un de soumis, masochiste, que pour quelqu’un de plus dominant. Sans rentrer dans les caricatures, je ne pense pas que soumis(e)s et dominant(e)s « rentrent », découvrent leurs BDSM de la même façon. Bien sur, chaque soumis(e) et dominant(e) est différent, mais je parle au niveau des ressentis, des besoins fondamentaux. Depuis très jeune, j’ai une vie anticonformiste, rock’n roll, et pas forcément souhaitée (en tous cas pour mon enfance et mon adolescence). Ma première rencontre physique avec une personne qui m’as montré et parlé de cela en réel et concrètement c’était lorsque j’habitais en Bretagne, à Brest, j’allais beaucoup sur le minitel et à force de rencontres, un jour, j’avais 20-21 ans, j’ai rencontré une Domina expérimentée, de Paris, qui avait plus de quarante balaies, qui en avait marre de son mec, et qui est venu me rejoindre un weekend à Brest. Elle m’a montrée le soir même comment fister une fille sur elle-même….. En un weekend, j’ai compris qu’elle était ma Voie. Je l’ai fistée plusieurs fois dans la soirée, nous avons joué, je fus son amant, mais pas son soumis. Puis, elle est retournée, me laissant plein d’envies et d’interrogations, retrouver son mec, sur Paris…. Mais avant même cette rencontre, frayant dans le milieu punk, j’avais déjà de nombreux visuels esthétiques fait de cuir, de chaînes, de boots, de violences. Ma sexualité était déjà BDSM finalement. Ensuite, avec le mouvement gothique j’ai découvert d’autres visuels, comme le latex, le rubber…. Je dirais que je suis « rentré » dans le BDSM autant par « hasard » qu’évidence. J’avais des pulsions, des besoins, que j’ai pu verbaliser très vite, grâce au hasard des rencontres, mais aussi de magazines, de visuels artistiques….. et j’ai pu avoir très vite une vie sexuelle sans tabou du fait que je me suis construit relativement seul, expérimentant, puisque sans modèle familiale ni vraiment structuré. Personne ne m’a jamais dit, par exemple « que la sodomie c’est mal », « que baiser avec un chien cela se fait pas », « qu’on ne pissait pas sur la personne que l’on aime ». Pour schématiser.

Pourquoi avez-vous décidé d’en vivre et comment vous y êtes vous pris ?*

Par hasard là encore. Jusqu’à mon arrivé en Asie, je ne pratiquais le BDSM que pour et dans ma vie privée. Assez rapidement, je suis rentré dans la communauté BDSM locale, je me suis impliqué sur la scène et j’ai rencontré des gens. J’ai commencé à y être connu et reconnu. Plusieurs personnes, des femmes en fait, m’ont proposées de devenir un Dom Pro, notamment parce que j’avais besoin de trouver une source de revenus. Je fus assez surpris par l’idée au départ, pensant, comme beaucoup, qu’aucune femmes (ou hommes) n’accepteraient de payer pour un Dom mâle. J’ai décidé d’en vivre, ou, plus exactement, de faire cela par besoins financiers, mais cela ne m’a jamais permis d’en vivre complètement ni correctement non plus. Il y aussi l’aspect grisant, flatteur, et, je dois le reconnaître, excitant, que d’être payé pour dominer, faire quelque chose que j’aurais pu faire gratuitement, être désiré pour mes compétences dans le cadre du BDSM. Cela a joué aussi. Je trouve les « client(e)s » via le bouche à oreille et puis j’ai crée des profils sur des sites spécialisés BDSM, voila comment je m’y prends.

Comment se sont passé les débuts ?

A la fois grisant et stressant. J’aime connaître la personne que je vais dominer, pouvoir discuter avec elle, la sentir, mais ce n’était pas toujours le cas. Notamment lorsque les soumis(e)s m’étaient introduit(e)s par une tierce personne. Là c’était stressant de ne pas avoir pu mieux connaître l’autre avant. C’est en réalité un exercice assez compliqué, lorsque tu veux faire les choses bien.

Et maintenant avec du recul qu’est ce que vous ne feriez pas?

Il n’y a rien que j’aurais pu faire autrement, donc que je puisse vraiment regretter. Si vraiment je n’avais pas voulu faire quelque chose ou rencontrer quelqu’un, je ne l’aurais pas fait. Mais ce qui m’a dérangé le plus, je dirais, c’est de rencontrer sans connaître, sans avoir pu discuter avec les personnes avant. C’est une activité qui demande une grosse capacité d’adaptation.

Et qu’est ce que vous feriez plus rapidement ?

La seule chose, avec le recul, que j’aurais fait plus rapidement, c’est de faire du « pro » avant. Au moins, dès mon arrive en Asie.

Reviendrez-vous en France?

Pour y vivre ? Je ne le souhaite pas, parce que je préfère vivre en Asie. Par contre pour y passer des vacances et revoir mes amis oui, mais c’est difficile actuellement.

Si vous deviez écrire le petit manuel du BDSM ou comment vivre pleinement son BDSM en Asie, que conseillerez-vous ?

Je crois que c’est toujours un peu difficile de répondre à cela, car chacun a propre façon de vivre son BDSM, ses propres besoins. Mes conseils ne seraient pas adaptés pour tout un chacun. En plus, l’Asie est très, très différente, d’un pays à l’autre. Il est plus facile de « conseiller » en Europe, où les pays, les fonctionnements, les lois se ressemblent peu ou prou, alors qu’entre le Japon et l’Indonésie, qu’entre le Pakistan et la Mongolie, en passant par la Corée du Nord et la Thaïlande, les lois et les scènes sont très différentes. Néanmoins, je dirais donc que, premièrement, se renseigner sur les lois locales et si il y existe une scène me semble la base. Fetlife est très bien pour cela d’ailleurs. D’autant que dans beaucoup de pays, le BDSM et même l’échangisme, sont « interdits ». S’il y a un ou des munches organisés dans la ville où vous êtes, y aller peut-être intéressant. Connaître les « bonnes » personnes comptent aussi beaucoup, parce que dans de très nombreux pays d’Asie, il n’existe pas de clubs ou de soirées fetish/BDSM « publiques » comme les soirées Démonia ou Torture Garden, pour ne citer qu’elles. Donc pour jouer, regarder… c’est assez difficile. Souvent, dans chaque pays/ville, existe des personnes organisant, de manières plus ou moins ouvertes, des soirées privées.

Si un homme venez vous demander conseil pour devenir comme vous un professionnel que lui conseilleriez-vous ? Et que lui déconseilleriez-vous ?

Comme pour la question précédente, je dirais avant tout, de faire attention aux lois. De savoir où dominer, d’être clair dans son fonctionnement et d’être, bien évidemment, compétent. Ne jamais faire ce que l’on ne sait pas faire, même avec l’appât du gain. D’être safe avec son matériel et soi-même. Et dans la mesure du possible de discuter avant avec le ou la client(e), par internet ou en réel. Dans ce que je déconseillerais, c’est d’être trop insouciant, ou de ne pas faire attention à sa propre sécurité physique (c’est encore plus important pour les Domina Pros). Certains lieux peuvent être dangereux et il ne faut pas oublier que dans des pays comme la Chine, Macao, Hong Kong, Taiwan, le Japon, la Thaïlande…. les mafias sont assez présentes.

On doit rester pro pour soi et pour les personnes rencontrées, en toutes circonstances, et pas que dans la pratique en elle-même.

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Lord Red

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  • Album : PETPLAY
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